2CV Ricard hivernal
2CV-MCC | 28 janvier 2026



La 7 ème édition de la Coupe 602 sur glace, organisée par le 2CV Méhari Club Cassis du 9 au 11 janvier 2026 sur le circuit de l’Alpe d’Huez, a connu une affluence record et des conditions météo spectaculaires.
Épreuve de régularité réservée aux Citroën 2CV et dérivés, l’évènement a rassemblé 42 véhicules et environ 150 participants et passionnés dans une ambiance conviviale et festive.
Plus de 80 cm de neige sont tombés sur la station iséroise entre vendredi et samedi, offrant aux équipages une grande variété de conditions de roulage avant un dimanche ensoleillé sur une piste parfaitement glacée.

Les participants ont ainsi pu expérimenter différents comportements sur glace au fil du week-end, entre neige fraîche, surface tassée et glace vive. La Coupe 602 en bref La Coupe 602 sur glace est une épreuve de régularité réservée aux Citroën 2CV et véhicules dérivés (Méhari, Dyane, 2CV Fourgonnette, Burton, etc.), organisée chaque début d’année par le 2CV Méhari Club Cassis.
Elle offre aux propriétaires de ces véhicules mythiques la possibilité de découvrir ou redécouvrir la conduite sur glace dans un cadre sécurisé, convivial et accessible, tout en mettant en valeur le patrimoine roulant Citroën auprès du grand public.
Sur la piste, 2CV, Méhari, Dyane, 2CV Fourgonnette, Burton et autres dérivés ont démontré une nouvelle fois les qualités de motricité, de légèreté et de polyvalence de ces Citroën emblématiques, parfaitement à l’aise sur la glace.
L’événement confirme ainsi la place de la 2CV et de ses dérivés comme véritables « passe-partout » capables d’affronter les conditions hivernales les plus exigeantes. En bord de piste, les Deuchistes, venus en nombre, ont assuré une ambiance chaleureuse, échangeant avec les skieurs et vacanciers contribuant à faire de la Coupe 602 un rendez-vous hivernal à part.

Le 2CV Méhari Club Cassis remercie l’ensemble des équipages, leurs accompagnants ainsi que le public venu nombreux tout au long du week-end. L’organisation tient également à saluer le soutien des partenaires de la Coupe 602 :
Figure incontournable de l’événement, François Allain, parrain fidèle de la Coupe 602, était une nouvelle fois présent pour accompagner les participants et partager sa passion des voitures anciennes.

La Coupe 602 en bref
La Coupe 602 sur glace est une épreuve de régularité réservée aux Citroën 2CV et véhicules dérivés (Méhari, Dyane, 2CV Fourgonnette, Burton, etc.), organisée chaque début d’année par le 2CV Méhari Club Cassis. Elle offre aux propriétaires de ces véhicules mythiques la possibilité de découvrir ou redécouvrir la conduite sur glace dans un cadre sécurisé, convivial et accessible, tout en mettant en valeur le patrimoine roulant Citroën auprès du grand public
Le plaisir automobile a parfois un parfum d’évidence. Celui du vent dans les cheveux, d’une conduite légère et authentique, et d’un design intemporel directement inspiré des roadsters des années 60. C’est précisément cette promesse que tient aujourd’hui la Burton SportsCar, officiellement homologuée en France en 2025 par le 2CV Méhari Club Cassis.
Cette homologation marque une étape majeure pour les passionnés de 2CV et d’automobiles de caractère. Elle permet de transformer — ou d’acquérir — un véhicule unique.
La 2CV métamorphosée, le plaisir décuplé
Issue d’une transformation exclusive basée sur la Citroën 2CV (types AZKA et AZKA-A), la Burton SportsCar offre une seconde vie à l’un des modèles les plus emblématiques de l’histoire automobile. Grâce à son kit carrosserie spécifique, la 2CV se métamorphose en un élégant roadster biplace au charme résolument vintage, tout en conservant l’âme et le caractère de son mythique bicylindre.
Chaque détail de la Burton a été pensé pour conjuguer style et plaisir de conduite. Le kit comprend notamment la caisse, les ailes, le capot, le pare-brise, les instruments de bord, ainsi que des équipements de sécurité dédiés comme les ceintures trois points et les arceaux. Le résultat : une voiture iconique au caractère terriblement élégant, qui invite à redécouvrir la route autrement.
Trois versions, trois caractères, un même esprit Burton
Pour répondre à toutes les envies, la Burton SportsCar se décline en trois versions distinctes, chacune affirmant une personnalité bien marquée.
Véritable hommage aux roadsters d’antan, la Burton Classic privilégie la pureté des lignes et l’authenticité. Elle séduit par son esthétique raffinée, ses finitions soignées et son ambiance résolument rétro. Jantes d’origine, volant bois, instrumentation épurée et éclairage standard composent une version idéale pour les amateurs de balades élégantes et de plaisir simple.
À partir de 27 900 €

Plus expressive et plus dynamique, la Burton Sport s’adresse à ceux qui souhaitent accentuer les sensations. Son équipement plus sportif, son tableau de bord enrichi, son volant sport noir, son éclairage LED et son échappement latéral extérieur renforcent son caractère. Une version qui conserve l’esprit Burton tout en affirmant une personnalité plus audacieuse.
À partir de 29 900 €

Pensée pour les amateurs d’évasion, la Burton Adventure adopte un style plus robuste et polyvalent. Jantes noires mates, pneus Michelin XMS, échappement latéral intérieur, spoiler Off Road et support de bagagerie lui confèrent un look aventurier, prêt pour toutes les escapades. Une Burton différente, mais toujours fidèle à l’ADN du roadster plaisir.
À partir de 31 900 €

Avec ces différentes versions, la Burton SportsCar devient plus accessible que jamais. Elle incarne une vision moderne du plaisir automobile, respectueuse de l’héritage de la 2CV tout en offrant une expérience de conduite unique et totalement personnalisée.
Symbole de liberté, de convivialité et d’authenticité, la 2CV Fourgonnette se réinvente aujourd’hui pour donner naissance à une gamme unique de Food Trucks atypiques. Un concept fort, immédiatement reconnaissable avec une image de marque impactante.
Pensée pour les professionnels, notre nouvelle gamme de 2CV Fourgonnette s’adapte à tous les usages grâce à deux offres distinctes :
Véhicule motorisé et immatriculé, parfaitement adapté aux déplacements, événements itinérants et activités sur la voie publique.
Véhicule sans moteur, idéal pour les espaces fermés, salons, centres commerciaux ou installations fixes, pouvant se déplaçant comme une remorque à l’aide d’une roue jockey.

Pour répondre aux différents concepts de restauration et d’animation, nous proposons deux types d’aménagements de Fourgonnette :
Larges ouvrants latéraux, parfaits pour un coffee van, un bar ou un point de vente convivial favorisant l’échange avec le public.
Kitchenette déployable à l’arrière, pensée pour la street food, offrant un espace fonctionnel avec plan de travail, frigo, évier etc… tout en conservant une esthétique compacte et élégante.

Chaque projet est unique. C’est pourquoi vous pouvez personnaliser et aménager votre 2CV Fourgonnette selon vos envies : peinture sur mesure, sellerie personnalisée, intégration de votre logo et finitions adaptées à votre image de marque.
Toutes nos transformations sont réalisées Made in France, dans nos ateliers à Cassis, avec un savoir-faire artisanal et une attention particulière portée aux détails et à la qualité.
Polyvalente et impactante, la 2CV Fourgonnette trouve sa place dans de nombreuses applications : food truck, bar éphémère, salon professionnel, roadshow, animation commerciale ou support de communication mobile.
Avec la 2CV Fourgonnette, ne vous contentez pas d’un food truck : créez une expérience mémorable et démarquez-vous durablement.
Nous vous accompagnons à chaque étape avec un devis personnalisé, construit selon votre projet, vos besoins et vos ambitions.
Contact :
07 85 45 77 41
Pièce maîtresse de l’univers Citroën classique, le moteur 602 cm³ occupe une place centrale dans l’histoire de la 2CV et de ses dérivés. Grâce au 2CV Méhari Club Cassis et à Burton, ce moteur mythique continue de vivre grâce à un processus de rénovation complète, réalisé à l’aide des machines-outils historiques Citroën.
Aujourd’hui encore, ce fameux bicylindre reste une référence en matière de simplicité, de robustesse et de plaisir de conduite.
Fort de l’alliance entre la société hollandaise Burton et le 2CV Méhari Club Cassis, cela nous a permis de franchir une nouvelle étape. Ce partenariat stratégique a permis d’augmenter la cadence de production du groupe, tout en maintenant un niveau de fiabilité, de qualité et d’exigence inégalé sur le marché.

Chaque moteur est entièrement démonté, contrôlé, rectifié et remonté dans le strict respect des spécifications d’origine.
Proposé en échange standard, le moteur 602 cm³ rénové est livré contre la récupération d’un moteur usagé, selon un principe de consigne. Cette démarche s’inscrit pleinement dans un engagement environnemental, à travers le programme Reborn, qui redonne vie à des pièces d’origine rénovées dans les règles de l’art.
Chaque moteur bénéficie d’une garantie standard de six mois, pouvant être étendue à 24 mois avec l’utilisation de notre kit de mise en service moteur. Avant livraison, tous les moteurs sont soumis à un essai complet au banc, incluant mise en chauffe progressive, montée en régime et contrôles approfondis.

Voici les étapes techniques réalisées pour la production d’un moteur 602cm3 :
1 – Démontage complet et nettoyage
2. Pièces conservées en l’état, rectifiées ou mises au rebut :
. Vilebrequin
. Arbre à cames
. Demi-carters moteurs droit et gauche
. Culasses droite et gauche
. Pompe à huile
3 – Remontage du vilebrequin avec remplacement par pièces neuves de :
. Bagues de tête et pied de bielle
. Paliers de vilebrequin
. Pignon de distribution
4 – Remontage arbre à cames :
. Rectification de l’arbre par sous-traitant ou remplacement par un neuf selon l’usure
. Remplacement des paliers
. Contrôle du pignon double de distribution
5 – Préparation et remontage des carters :
. Reprises de tous les filetages. Utilisation de filet rapporté si nécessaire
. Rectification des portées
. Rectification des poussoirs
6 – Préparation et remontage des culasses :
. Reprises de tous les filetages
. Utilisation de filet rapporté si nécessaire
. Rectification des portées de joints et de chemises
. Remplacement des guides de soupapes
. Rectification des sièges de soupapes
. Remplacement des tubes-enveloppes si nécessaire
. Montage de soupapes d’admission et d’échappement neuves
. Rodage des soupapes
7- Remontage moteur avec :
. Ensemble des joints neufs
. Ensemble chemises-pistons-segments neuf
. Refroidisseur d’huile neuf
. Calage de la distribution
8 – Essai moteur :
. Essai manuel puis essai au banc
. Mise en chauffe progressive
. Mise en régime
. Vérification des éventuels fuites, bruits et jeux

Lorsque la 2 CV est dévoilée au public le 7 octobre 1948 au Salon de Paris, elle choque, étonne et surprend. Les solutions minimalistes imaginées pour elle par ses concepteurs sont en effet plutôt inhabituelles à tous points de vue. Ainsi, pour le volant, l’on trouve un ensemble métallique volant-colonne de direction d’un seul tenant entièrement réalisé en tube.
Si la voiture est uniformément peinte en gris métallisé, l’ensemble métallique volant-colonne de direction est peint en noir dans un but uniquement pratique. Cette couleur est la moins salissante pour un volant… Cet ensemble est alors une nouveauté sans en être réellement une. En effet, sa conception remonte à la seconde moitié des Années trente puisqu’il a été repris de la 2 CV en aluminium à un seul phare dont la production en série avait été lancée en prévision de sa présentation au Salon de Paris en octobre 1939. On a juste habillé son moyeu avec un élément en tôle emboutie pour le rendre esthétiquement plus acceptable.
Les Années cinquante
Lorsque la production de la 2 CV A débute effectivement le 11 juillet 1949 à l’usine du quai Michelet à Levallois, elle est équipée de ce même volant métallique peint en noir sans aucune modification. Doté de deux branches, sa jante offre un diamètre extérieur de 42 cm et il entraîne la crémaillère par l’intermédiaire d’un pignon de commande à sept dents. La colonne de direction est fixée au bas du tableau de bord par un collier de tôle plate en forme de U via un tube fixe. Long de 28 cm, elle tourne à l’intérieur de celui-ci en appui sur deux paliers en caoutchouc positionnés à chaque extrémité du tube fixe. Entre le tube fixe et le bas du tableau de bord, l’on trouve une cale de réglage en caoutchouc dont l’épaisseur, de 1,35 cm, 1,95 cm ou 2,55 cm, varie en fonction des besoins. Les fourrures de paliers sont alors solidaires de la colonne de direction. Depuis le sommet du moyeu jusqu’à l’extrémité basse de la colonne de direction, l’ensemble mesure exactement 80 cm. Ce montage est aussi adopté par la 2 CV AU, version Camionnette de la 2 CV A, présentée au Salon de Paris en octobre 1950 et mise en production à partir du 20 février 1951.
Les premières modifications apparaissent en 1953 simultanément sur les 2 CV Berlines et Camionnettes. En juillet, les fourrures de paliers ne sont plus solidaires de la colonne de direction mais désormais positionnées dans les paliers en caoutchouc eux-mêmes. Ces fourrures sont désormais en nylon moulé. Le tube fixe de direction voit alors sa longueur réduite et passe de 28 à 26,5 cm. Au mois de septembre suivant, l’ensemble volant-colonne de direction et le tube fixe perdent leur couleur noir pour devenir Gris Uni Foncé AC 118 couleur adoptée pour la carrosserie et ses accessoires depuis septembre 1952.
Dès lors, et jusqu’en 1962, les modifications ne vont quasiment plus porter que sur la couleur. En août 1954 le Gris Uni Foncé AC 118 est remplacé par le Gris Clair AC 132. Puis celui-ci est à son tour remplacé sur les 2 CV Berlines en novembre 1956, lors de la sortie de la 2 CV AZL, par un gris plus clair désigné Gris Acier AC 121. La 2 CV AZU conserve le Gris Clair AC 132. Le tube fixe qui était entièrement lisse, reçoit deux anneaux emboutis sur la partie basse à partir du mois de février 1958. Ces deux anneaux marquent alors l’emplacement du collier de fixation au tableau de bord.
Les Années soixante
En septembre 1960, le Gris Acier AC 132 est lui-même remplacé par un autre gris clair, le fameux Gris Rosé AC 136. Les 2 CV Camionnettes qui avaient conservé le Gris Clair AC 132 apparu en août 1954, adoptent elles aussi le Gris Rosé mais à partir du mois de juillet 1961.
A partir du mois de septembre 1962, les 2 CV Berlines et Camionnettes reçoivent une nouvelle planche de bord avec essuie-glaces électriques et bandeau aérateur en plastique moulé. Afin de conserver alors le même espace sous volant, la colonne de direction est rallongée d’un centimètre et l’ensemble volant-colonne de direction passe de 80 à 81 cm. Quant au tube fixe, il passe lui de 26,5 à 27,9 cm de long.
En mars 1963, la 2 CV AZAM, la fameuse version Berline haut de gamme dont la finition est inspirée de celle de l’Ami 6, reçoit un volant amovible en bakélite Gris Rosé fourni par la maison Quillery. Offrant lui aussi un diamètre de 42 cm, mais avec un confort de prise en mais amélioré, il est fixé via trois vis TH sur une colonne de direction indépendante. Le tube fixe est lui aussi spécifique au modèle. Il mesure 40,5 cm de long et possède deux points de fixation au lieu d’un seul. Le premier, en bas du tableau de bord est conservé mais un second est positionné sous ce dernier au niveau de la tablette vide-poches. Ce nouveau tube possède lui aussi deux paliers.
Le mois suivant, en avril 1963, la gamme des utilitaires Citroën s’enrichit d’une nouvelle 2 CV Camionnette, la 2 CV AK 350 qui vient épauler la 2 CV AZU maintenue au catalogue. Cette nouvelle 2 CV Camionnette qui reprend toute la base châssis et mécanique de l’Ami 6, voit sa charge utile passer de 250 à 350 kg. Sa carrosserie, dérivée de celle de la 2 CV AZU, est rallongée de 20 cm dans le porte-à-faux arrière. Le montage de direction est identique à celui de cette dernière exception faite du pignon de commande de crémaillère, de type Ami 6, à sept dents lui aussi, mais dont le diamètre de l’embout est de 11,94 mm.
A partir du mois d’avril 1966, il est possible d’obtenir en option le montage en usine d’un antivol de direction qui assure aussi la fonction d’interrupteur de contact. De couleur gris et de marque Simplex, une filiale de Neiman, celui-ci est monté en complément du contacteur d’origine et il faut donc deux clés pour mettre le contact.
En avril 1967, la 2 CV AZAM est remplacée par la 2 CV AZAM Export encore plus luxueuse. L’harmonie de la planche de bord grise, et dominée par le Gris Rosé, est désormais abandonnée au profit d’une harmonie noir spécifique à ce nouveau modèle. Le volant en bakélite change donc de couleur, mais les modifications ne se limitent pas à cela. En effet, le tube fixe, lui aussi de couleur noir, retrouve une configuration plus proche de celle des autres 2 CV. Il perd son second point de fixation et sa longueur est ramenée de 40,5 à 24 cm. Le tube fixe des autres 2 CV, Berlines et Camionnettes, est alors toujours de 27,9 cm. Simultanément, Citroën adopte un antivol de direction de couleur noir, toujours de marque Simplex, pour la seule 2 CV AZAM Export et là encore disponible en option.
La 2 CV AZAM Export étant supprimée du catalogue à partir de fin août 1967 lors de la sortie de la Dyane, le volant métallique est à nouveau le seul disponible sur les 2 CV Berlines et Utilitaires. La configuration apparue en septembre 1962, avec un ensemble volant-colonne de direction de 81 cm de long et tube fixe de 27,9 cm est désormais la seule montée. Ne figurent alors plus au catalogue que la Berline 2 CV AZLP et les Camionnettes 2 CV AZU et 2 CV AK 350.

Des Années soixante-dix jusqu’aux Années quatre-vingt-dix
Au mois de février 1970, Citroën relance la 2 CV et remplace la 2 CV AZLP, à moteur de 425 cm3, par deux nouveaux modèles, la 2 CV 4, à moteur de 435 cm3, et la 2 CV 6, à moteur de 602 cm3. Pour ces nouvelles 2 CV Berlines, l’on reprend la planche de bord de la 2 CV AZAM Export de 1967, à quelques petits détails près, mais l’harmonie noir est remplacée par une harmonie bleu-gris. Le volant en bakélite Quillery fait donc son retour mais sous cette nouvelle teinte. Le diamètre de sa jante est toujours de 42 cm. Désormais, l’antivol de direction est monté en série. De couleur bleu-gris il assure là encore la fonction d’interrupteur de contact. Le tube de volant est de type 2 CV AZAM Export puisque, hormis sa couleur, celui-ci mesure 24 cm. Le pignon de commande de crémaillère, toujours à sept dents, est maintenant de type Ami 6. Ce n’est ni plus ni moins que celui adopté par la 2 CV AK 350 depuis sa sortie en avril 1963.
L’harmonie bleu-gris de la planche de bord est maintenue jusqu’au mois de juillet 1973 où elle devient marron. Simultanément, la 2 CV 6 reçoit un nouveau volant monobranche, donc de couleur marron, en mousse de caoutchouc. La 2 CV 4 conserve quant à elle le volant en bakélite Quillery mais désormais assortie à la nouvelle harmonie de la planche de bord. Les deux volants offrent toujours un diamètre de 42 cm.
A partir du mois de septembre 1974, les 2 CV adoptent de nouveaux phares rectangulaires et une nouvelle calandre amovible mais, avec eux, apparaissent diverses améliorations qui sont cependant moins visibles. Ainsi, l’antivol de direction, toujours de marque Simplex, intègre maintenant la fonction de démarrage en plus du verrouillage et du contact. Le petit bouton-poussoir rouge qui permettait jusque-là d’actionner le démarreur, disparaît donc du tableau de bord.
En juillet 1975, la direction est adoucie par l’adoption d’une nouvelle crémaillère commandée par un pignon à huit dents (rapport de démultiplication de 1/17 au lieu de 1/14). Cela permet le montage de nouveaux volants marron de 39 cm de diamètre. La direction adoucie est alors montée sur la 2 CV 6, la 2 CV AZU et la 2 CV AKS 400 qui a remplacé la 2 CV AK 350 au mois de juillet 1970. La 2 CV 6 conserve alors un volant monobranche en mousse de caoutchouc tandis que les deux Camionnettes, la 2 CV AZU et la 2 CV AKS 400, reçoivent un nouveau volant en plastique dur à deux branches. La 2 CV 4 garde quant à elle son grand volant marron en bakélite de 42 cm et son pignon de commande à sept dents.
Toujours en juillet 1975, la gamme des 2 CV Berlines s’enrichit d’une nouveau modèle de bas de gamme baptisé 2 CV Spécial. Reprenant la base mécanique de la 2 CV 4, elle reçoit la même direction que cette dernière, mais le grand volant en bakélite est ici noir, comme toute l’harmonie de la planche de bord.
Un an plus tard, au mois de juillet 1976, c’est au tour de la 2 CV 4 d’adopter la direction adoucie. Simultanément, l’harmonie marron de la planche de bord est remplacée par une harmonie noir sur tous les modèles. Donc, la 2 CV 4 reçoit un petit volant en plastique dur de couleur noir comme celui qui équipe désormais la 2 CV AZU et la 2 CV AKS 400. La 2 CV 6, voit elle aussi son volant changer de teinte.
La généralisation de la direction adoucie sur les 2 CV s’achève au mois d’avril 1977 lorsque la 2 CV Spécial en est à son tour équipée. Elle perd alors le grand volant en bakélite Quillery qu’elle était la dernière à conserver pour adopter le même petit volant noir en plastique dur qui équipe alors toutes les autres 2 CV hormis la 2 CV 6.

Dès lors les volants et la direction des 2 CV ne connaissent plus de modification jusqu’à l’arrêt de la production au Portugal en juillet 1990. Les nouveaux modèles qui apparaîtront après avril 1977 adopteront des volants existants. Ainsi la 2 CV 6 Spécial qui remplace la 2 CV Spécial à partir de juillet 1979 reprend logiquement le petit volant noir en plastique dur. La 2 CV 6 Club lancée simultanément hérite du volant monobranche noir en mousse caoutchouté de la 2 CV 6 à laquelle elle succède.
La 2 CV 6 Charleston produite en série limitée à partir d’octobre 1980 puis en série spéciale à partir de juillet 1981 adopte quant à elle la finition de la 2 CV 6 Club et donc son volant monobranche. Il en est de même pour les autres séries limitées. Elles reçoivent en effet toutes systématiquement la même direction et le même volant que les modèles sur la base desquels elles sont réalisées. La 2 CV Spot est ainsi équipée du grand volant en bakélite marron de la 2 CV 4, tandis que la 2 CV 007, la 2 CV France 3, les trois séries de 2 CV Dolly et la 2 CV Cocorico adoptent le petit volant noir en plastique dur de la 2 CV 6 Spécial.
Christophe Chenu ne côtoie pas la 2 CV pendant son enfance. La petite Citroën est totalement absente de son univers familial. Son père, agriculteur à Domfront dans l’Orne est en effet plutôt amateur de Renault… Cependant, cela ne va pas l’empêcher au fil de sa formation de mécanicien automobile puis de son parcours professionnel de la découvrir et d’en devenir un véritable inconditionnel.
Bien que monsieur Chenu père ne soit ne soit pas un amateur de mécanique, les deux frères aînés de Christophe décident de faire des études pour devenir mécaniciens. Aussi, lorsque ce dernier doit à son tour choisir une formation, c’est tout naturellement qu’il suit la même filière. Son parcours de futur mécanicien débute à l’âge de 14 ans chez l’agent Renault de Mantilly (Orne) avec deux ans de préapprentissage puis deux ans d’apprentissage. Il y fait surtout de l’entretien mécanique. C’est la grande époque des Renault R 4, R 16, R 12, R 5 et R 18. Côté utilitaire, l’Estafette est incontournable, mais il y a aussi du Citroën C 35. Le garage intervient aussi sur des modèles de marques concurrentes…
A 18 ans, une fois son CAP de mécanique automobile en poche, Christophe trouve un emploi chez l’agent Citroën d’Ambrière-Les-Vallées en Mayenne. Nous sommes en 1991. Cela ne fait pas encore un an que la production de la 2 CV a définitivement pris fin à l’usine de Mangualde. A cette époque, il y en a encore beaucoup tout comme les Dyane, les Acadiane et les 2 CV Camionnettes. Il travaille alors régulièrement sur GS, CX, Visa, LN, LNA, GSA, BX, C 15 et la XM qui vient de sortir. Un de ses collègues intervient sur des voitures anciennes de collection et de loisirs. Comme cela intéresse beaucoup Christophe, il le forme et lui fait découvrir ces modèles. C’est aussi à
cette époque qu’il s’achète sa première voiture de collection, une Traction 11 B de 1950. Elle est dans un état pitoyable mais cela ne le décourage aucunement. Il entreprend de tout démonter et de tout remettre à neuf. En trois ans celle-ci retrouve son état de sortie d’usine. Avec, il participe à diverses manifestations et « fait des Mariages ». En 2001, notre ami change d’employeur et part travailler chez le concessionnaire Peugeot de Saint-Malo en Ille-et-Vilaine. Mais l’ambiance trop impersonnelle et sans chaleur humaine qui règne dans ce grand garage, ne lui convient pas. Au bout de dix mois, il finit par donner sa démission et se fait embaucher dans un petit garage toutes marques à Saint-Méloir-des-Ondes (Ille-et-Vilaine) où il reste cinq ans. Christophe travaille ensuite huit ans pour le garage AD de Saint-Coulomb (Ille-et-Vilaine) avant de revenir à Saint-Méloir où il intègre un autre garage toutes marques. Là, il continue à travailler sur des voitures anciennes et s’en fait véritablement une spécialité. Encouragé par son patron, il crée alors une micro-entreprise baptisée Les Ptites Vieilles œuvrant au sein du garage. Le volume de travail augmentant et son activité se développant, il décide de s’installer à son compte. Il convertit alors sa micro-entreprise en EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée). Le 1er octobre 2000, il s’installe chez lui à La Fresnais (Ille-et-Vilaine) entre Saint-Malo et le Mont Saint-Michel partir. Là, il dispose d’un bâtiment de 220 m2 qu’il agrandi dès l’année suivante de 100 m2.
Christophe est plus spécialisé dans la mécanique que dans la carrosserie, qu’il sous-traite à son ami Sébastien Rouxel de la Carrosserie Rouxel à Saint-Père-Marc-en-Poulet. Il s’était déjà constitué une clientèle de fidèles qui le suivait depuis quelques années. Elle n’a cessé de se développer depuis la création de sa micro-entreprise. Aujourd’hui, en matière de restauration, il est plein pour l’année, mais il se ménage du temps pour les révisions, l’entretien et les remises en état. Les petites Citroën représentent aujourd’hui plus de soixante pour cent de son activité. Il travaille beaucoup sur les 2 CV 4 et 2 CV 6 ainsi que sur les Méhari. La mer n’est pas loin et cette dernière et la voiture de littoral par excellence. Christophe travaille aussi sur des voitures anglaises et américaines, des françaises populaires, avec Panhard, Peugeot, Renault et Simca. Sa clientèle est exclusivement composée de collectionneurs. Il ne veut surtout pas, ou même surtout plus, s’occuper de voitures modernes ! D’ailleurs, tous ses clients apprécient le spécialiste de la voiture de collection qu’il est. Et c’est justement ce qu’ils recherchent, et non un mécanicien généraliste…

Notre ami fait aussi de la location touristique avec une 2 CV 6 Spécial de 1982, Rouge Vallelunga à pneu à flancs blancs. Il la loue tout au long de l’année, à la journée, à la semaine ou pour le week-end, selon la demande. Cette activité a de plus en plus de succès. Avec, il fournit sur demande un panier pique-nique garni de spécialités bretonnes produites localement, avec nappe et vaisselle. Il peut aussi proposer des itinéraires touristiques, mais beaucoup louent cette 2 CV pour se rendre au Mont Saint Michel tout proche.
Christophe travaille tout seul, mais il n’est pas contre le fait d’embaucher si les circonstances l’exigent un jour. Mais il lui faudra trouver la bonne personne, un vrai passionné de mécanique ancienne comme lui. Quelqu’un qui n’hésitera pas à refaire à neuf, à reconstruire de A à Z des moteurs et des boîtes de vitesse. Cependant, il ne souhaite ni s’agrandir ni déménager. Il veut avant tout conserver au garage Les Ptites Anciennes cette dimension humaine qu’il apprécie tant.
Trois questions à Christophe Chenu
Interview expresse :
● Qu’est-ce qui vous plaît avant tout dans la 2 CV et dans la Méhari ?
– « Pour moi, la 2 CV et la Méhari sont des voitures qui restent populaires malgré le temps qui passe. Cela va faire presque 35 ans que la 2 CV n’est plus produite. C’est dire si elle a marqué la société française entre 1948 et 1990. C’est une voiture autour de laquelle y a toujours des histoires à partager et des anecdotes à raconter. Lorsque les clients viennent au garage, il leur revient systématiquement des souvenirs d’enfance, de voyages ou même de panne… C’est une voiture à dimension humaine qui faisait partie de la famille. Elle est pleine de nostalgie. Certaines ont un prénom ou un surnom. Parfois ils sont même peints sur leur carrosserie. Les clients m’appellent « pour Choupette, pour Philomène » etc. C’est toujours amusant et touchant à la fois. Même encore aujourd’hui ces voitures sont comme des personnes. C’est un phénomène qui est propre aux petites Citroën. C’est vraiment très particulier et je le comprends parfaitement. J’aime moi aussi beaucoup les conduire, sinon je ne ferai pas ce métier. Je me promène souvent le week-end en 2 CV, ou avec ma Traction, dès que l’occasion se présente. Ces voitures procurent ce plaisir, cette sensation unique du voyage dans le temps. A leur volant, on vit dans une autre époque. »
● Quel est votre modèle préféré ?
– « En matière de 2 CV, j’aime beaucoup la 2 CV 6, mais plutôt de la dernière génération avec les freins à disques et le carburateur à double corps. Elles offrent un agrément de conduite plus important que les autres. Elles s’intègrent sans aucun souci dans la circulation actuelle. Je ne suis pas trop amateur de 2 CV 4. Avec son moteur de 435 cm3, c’est en fait une 2 CV qui a l’apparence d’une 2 CV 6 mais des performances à peine supérieures à celles d’une 2 CV ancienne. Il faudrait la conduire comme une 2 CV ancienne alors que l’on attend d’elle ce que l’on attend d’une 2 CV 6… Personnellement, je n’ai pas de 2 CV. J’utilise la 2 CV 6 Spécial du garage dès qu’il fait beau, si elle n’est pas louée. Je ne peux pas être partout… J’aimerais bien me trouver une 2 CV à capot nervuré. Peu importe le modèle, 375 cm3 ou 425 cm3. J’en ai une en vue qui fait partie de mes projets. C’est une 2 CV de 1959 qui a la particularité d’être équipée d’un toit accessoire en tôle et d’une malle bombée. Elle est mise de côté pour moi. Il me reste à trouver du temps et de la place… Sinon, dans mes rêves les plus fous, j’aimerais bien avoir une Renault 5 Turbo 2. C’est franchement une voiture très très belle. Et puis elle a brillé en rallye à la grande époque de Jean Ragnotti. On est vraiment à l’inverse de la 2 CV, avec son moteur central de 160 ch et ses roues arrière motrices. Dans un tout autre genre, bien sûr, elle reste aussi pour moi un mythe automobile ! »
● Quel est votre meilleur souvenir de petite Citroën ?
– « Mon meilleur souvenir ? Ce sont en fait les chantiers de restauration que j’effectue. J’aime vraiment çà car ce n’est jamais la même chose. Il y a toujours des trucs différents que l’on n’a jamais vu avant. On n’a jamais deux fois la même chose. Il y a toujours à apprendre. Il y a par exemple des accessoires que l’on découvre au fur et à mesure des chantiers. Un de mes clients avait modifié à l’époque sa 2 CV 4 avec des ailes larges et de roues Delta Mics. C’est une voiture très bien finie avec des pare-chocs et des baguettes en inox. Elle est orange et beige, et je ne suis pas le seul à la trouver très jolie ! C’est celle qui m’a le plus plu. Je l’ai refaite entièrement avec un châssis neuf et une caisse neuve. Toute sa carrosserie a été reprise. A l’époque, le propriétaire l’avait achetée d’occasion pour ses 18 ans. C’est sa première voiture qu’il a toujours conservée. Mais, récemment, il s’est quand même aussi offert une 2 CV 6. »
Garage Les Ptites Vieilles
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