Actus & Infos – Méhari club Cassis

Retrouvez toutes les dernières actus, infos techniques et nouveautés du 2CV Méhari Club Cassis
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Le 2CV Méhari Club Cassis ouvre ses portes !

2CV-MCC | 12 juillet 2022

Depuis le mercredi 1er juin 2022, le 2CV Méhari Club Cassis propose désormais une toute nouvelle expérience, celle des visites de l’entreprise ! A l’occasion de ses 40 ans cette année, l’entreprise Cassidaine, labelisée Entreprise du Patrimoine Vivant en 2019, ouvre les portes de l’ensemble de ses ateliers !

Un patrimoine, une histoire et un savoir-faire unique à découvrir sur place mais aussi à distance !

Pour mettre en œuvre ces visites dans les meilleures conditions le 2CV Méhari Club Cassis s’est appuyé sur l’expérience de l’association « Entreprise et Découverte », spécialisée dans les visites d’entreprises depuis 10ans.

Le parcours dans les différents ateliers a été scrupuleusement étudié pour faire de ces moments, des expériences inoubliables tous les passionnés.

Pendant 1h30, les visites vous permettront de découvrir aussi bien l’atelier de restauration véhicule thermique que l’atelier des véhicules électrique, mais aussi la ferronnerie, la sellerie, la logistique avec les pièces détachées ainsi que l’outillage Citroën d’Origine.

Organisées en haute saison entre juin et octobre, 2 sessions ont lieu tous les mercredi (matin et après-midi) et seront limitées à 15 personnes.

Les pré-réservations ont déjà commencé et pour celles et ceux qui n’auraient malheureusement pas la possibilité de se rendre sur place, le 2CV Méhari Club Cassis leur permet de prendre part à l’aventure à distance via une visite virtuelle interactive 360° agrémentée d’interviews exclusives dans chaque service !

  • Visite guidée à réserver via ce lien : https://www.mehariclub.com/fr/visite-de-nos-ateliers/
  • Visite virtuelle à visionner ici : https://www.mehariclub.com/fr/histoire/

 

Le 2CV Méhari Club Cassis fête ses 40 ans de passion et d’innovation dans le temple de l’automobile à Paris !

2CV-MCC | 12 juillet 2022

Le 2CV Méhari Club Cassis fête ses 40 ans de passion et d’innovation dans le temple de l’automobile à Paris !

Fort de cette année 2022 anniversaire, le 2CV Méhari Club Cassis a invité le 12 mai dernier à l’Automobile Club de France, quelques médias et partenaires.

L’occasion de se réunir pour célébrer 40 ans de passion et officialiser son partenariat Rétrofit avec 4 roues sous un Parapluie !

François Allain, animateur phare de RMC et ambassadeur de la 2CV R-FIT, Romain Jouhaud, Directeur Général de 4 roues sous un Parapluie ainsi que de nombreux journalistes avaient rendez-vous pour une balade parisienne avec au choix une 2CV R-FIT ou thermique.

Au programme une balade ensoleillée à travers les plus beaux monuments de Paris : la Place de la Concorde, les Bassins du Champs de Mars, l’Esplanade des Invalides ou encore la Place Vendôme. Une conférence de presse s’est également tenue dans un salon du mythique Automobile Club de France.

L’occasion également pour les médias de découvrir le partenariat avec 4 roues sous un parapluie qui au cours de l’année 2022 va proposer une flotte de 2CV rétrofitée par le 2CV Méhari Club Cassis.

Une belle manière de découvrir le patrimoine français à bord d’un véhicule authentique dans le calme absolu.

 

Le 2CV Méhari Club Cassis renforce sa démarche RSE

2CV-MCC | 12 juillet 2022

Vous le savez, vous connaissez notre volonté d’engagement en faveur de la protection de l’environnement et des actes éco-responsables. Ici, à Cassis, il existe une association baptisée Clean my Calanque (littéralement nettoie ma calanque) dont le but est de responsabiliser les jeunes en les sensibilisant à la cause environnementale.

Ainsi plusieurs fois par an, elle les mobilise dans le cadre d’actions de nettoyage des plages et du littoral. Nous l’avons ainsi contactée et avons monté avec elle une opération de ramassage des déchets sur la calanque de Port-Miou, située entre Marseille et Cassis, dont les 40 participants étaient uniquement des employés volontaires du 2CV-MCC. Evidemment, l’année de nos 40 ans, ce chiffre était tout sauf le fruit du hasard… Ainsi, le samedi 14 mai dernier, nous nous sommes retrouvés de 9 h 30 à 13 h 30 avec deux équipes, dans une ambiance des plus conviviales, à ramasser tout ce qui pouvait traîner comme déchets. En fin de matinée, nous en avions collecté quelque 150 kilos dont, surprise, des éléments de 2 CV ! L’opération s’est conclue avec un grand pique-nique et même, pour ceux qui le souhaitaient, une bonne baignade bien méritée !

Mais l’éco-responsabilité est aussi une attitude du quotidien et, pour cela, nous avons mis en place au sein de nos locaux cassidain six dispositifs de tri sélectif des déchets sous la forme de sept collecteurs différenciés respectivement destinés recueillir les capsules de café en aluminium, les gobelets en carton, les bouteilles en plastique, les canettes métalliques, les déchets non recyclables, les masques jetables et les bouteilles en verre. Trois sont implantés sur le site de Cassis-Gare et trois sur celui de Brégadan.

Aussi, nos actions dans ce domaine ne s’arrêtent pas là et ont un caractère déjà multiple dans notre quotidien. La RSE, ou Responsabilité Sociétale des Entreprises, n’est pas chez nous un vain mot ou une utopie. Elle est une réalité de tous les jours et qui, sans tomber dans un écologisme intégriste et politique, s’impose à nous chaque fois un peu plus. Notre démarche est volontairement globale. Ces nouvelles actions viennent en complément de celles déjà mises en place avec l’embauche de personnes en situation de handicap de l’Esat, notre Méhari Eden, notre kit R-Fit mais aussi par exemple notre gamme de pièces recyclées Reborn, l’implantation de ruches derrière notre site de Cassis-Gare ou encore la collecte et le retraitement de tous les fluides qu’engendrent l’activité de nos ateliers. L’activité automobile et l’éco-responsabilité ne sont pas incompatibles, bien au contraire !

 

Méhari hors du commun

2CV-MCC | 12 juillet 2022

 

2CV sous le soleil de Cassis

2CV-MCC | 12 juillet 2022

 

La nationale 2022

2CV-MCC | 12 juillet 2022

 

Il fait chaud en 2cv

2CV-MCC | 12 juillet 2022

 

la méhari à la plage

2CV-MCC | 12 juillet 2022

 

Garage Francis Pierrot à Vrécourt, trois générations de garagistes dans la passion Citroën

2CV-MCC | 28 juin 2022

Chez les Pierrot, la profession de garagiste est une tradition familiale. Il y a tout d’abord eu le grand-père, Paul Pierrot qui, le premier, a ouvert au début des Années trente un garage. Il s’installe alors à Vrécourt dans le département des Vosges, à une trentaine de kilomètres à l’ouest d’Epinal à la limite avec la Haute-Marne.

Paul Pierrot commence alors comme agent de la marque Donnet-Zedel. En 1939, il est mobilisé et avant de partir sous les drapeaux, par précaution, il démonte sa Donnet-Zedel et la cache. Fait prisonnier, il est interné en Allemagne et ne revient chez lui qu’en 1945. Il rouvre alors son garage, remonte sa voiture et reprend son activité. Le travail ne manque pas. Il devient agent Citroën, Donnet ayant fait faillite à la fin de l’année 1934… Il connaît alors cette période de reconstruction pendant laquelle Citroën relance ses modèles d’avant-guerre avec les camions T 45 et U 23 et les Traction 11 et 15. Mais c’est aussi la grande époque des premières nouveautés avec le Type H puis la 2 CV qui connaissent tous deux le succès que l’on sait. A l’agence Pierrot, les acheteurs de 2 CV doivent attendre au minimum deux ou trois ans pour être livrés. Mais, si l’un deux achète un camion, l’usine lui permet d’obtenir une 2 CV sans délai… Le garage se développe au fil des ans. Une Berliet est achetée comme véhicule de service et transformée en camionnette. Elle est rapidement épaulée par une Citroën 10 A « Rosalie » qui fait une excellente dépanneuse après avoir reçu un moteur culbuté de U 23 et des freins hydrauliques en lieu et place de ses freins à câbles d’origine. Elle laissera ensuite sa place à un Dodge 6 x 6 avec treuil racheté aux surplus militaires des Domaines qui sera lui-même remplacé par un Belphégor Diesel équipé en porte-voiture basculant. A partir du milieu des Années cinquante jusqu’à la fin des Années soixante, Paul Pierrot est aussi concessionnaire des tracteurs de la marque allemande Bautz.

 

Lorsqu’il prend sa retraite au début des Années soixante-dix, travaillent avec lui ses trois fils, André, Roger et Jean-Robert, ainsi que quatre ouvriers et un petit apprenti. Mais le garage est trop petit et n’est plus fonctionnel compte tenu de son volume d’activité. Il est donc décidé d’acheter un terrain dans le centre du bourg, non loin de la mairie et de la poste, et d’y construire de nouveaux locaux plus grands et mieux aménagés. Le bâtiment fait 500 m2 au total dont 450 pour l’atelier ! Le déménagement est fait en 1972.

Francis Pierrot, fils d’André, grandit dans cet univers de mécanique automobile. Logiquement, il suit la voie tracée par son grand-père et son père. Il passe en deux ans un BEP et un CAP de mécanique automobile au lycée de Gérardmer, puis suit une formation rémunérée pour obtenir un CAP de carrosserie. Ses diplômes en poche, il travaille un temps au garage familial puis part à l’armée en décembre 1980. Là, il est affecté dans le Génie de l’Armée de l’air au 15e RGA à Toul où il est en charge de l’entretien courant des véhicules écoles. Une fois libéré, il entre à la carrosserie Farnier à Neufchâteau. Il se spécialise alors dans l’utilisation des marbres et suit pour cela une formation chez Blackhawk à Strasbourg. Il travaille aussi à rallonger des Type H neufs pour en augmenter le volume utile. Il reste chez Farnier jusqu’en 1999, année où il prend la suite de son père et de ses oncles à la tête du garage familial. Devant les exigences grandissantes du réseau Citroën, il ne conserve le panneau d’agent que jusqu’en 2003 et décide alors de devenir Point Relais 2CV-MCC. Francis Pierrot est en effet passionné de 2 CV et de modèles dérivés avec un attachement particulier pour l’Ami 6 en version Berline et en version Break. Il lit aussi régulièrement les revues consacrées à ces modèles. Il connaît donc notre entreprise depuis plusieurs années et effectue régulièrement chez nous des achats. Il apprécie tout particulièrement de pouvoir se fournir en pièces d’origine dont la qualité est conforme à celle des pièces que fournissait Citroën. Aujourd’hui, ils ne sont plus que deux au garage Pierrot, lui et Laurent Saint-Dizier, un ouvrier-mécanicien qui est là depuis l’âge de 16 ans et il en a maintenant 55 ! Il avait été embauché du temps de son père et ses oncles. C’est d’ailleurs lui qui prend en charge toutes les opérations sur les voitures modernes tandis que Francis se charge de l’entretien et des restaurations des 2 CV et modèles dérivés. Agé de 61 ans, ce dernier pense évidemment à prendre sa retraite. Mais l’affaire familiale poursuivra son activité puisque son neveu, Valentin Pierrot, qui est actuellement mécanicien poids lourd chez RVI, a déjà prévu de prendre la suite d’ici environ deux ou trois ans. Ce sera la quatrième génération… L’avenir est donc assuré, et cela fait particulièrement plaisir à Francis Pierrot de voir perdurer ainsi la tradition familiale !

 

Trois questions à Francis Pierrot
Interview expresse :

● Qu’est-ce qui vous plaît avant tout dans la 2 CV et dans la Méhari ?
– « Ce qui me plaît surtout, c’est la 2 CV en général, toute la 2 CV dans sa globalité. Elle est avant tout une voiture simple. Elle a été conçue pour çà. La Méhari, c’est autre chose. Le plastique, ça reste du plastique… Pour le carrossier traditionnel que je suis, ça reste déroutant, surtout avec ces structures tubulaires destinées à supporter la carrosserie et qui sont de véritables nids à rouille. Ici, dans l’Est de la France, avec les hivers que nous avons et tout le sel qui était déversé sur les routes, cela tournait vite à la catastrophe. Pourquoi à l’époque tout cela n’était pas mieux protégé de la corrosion ?! C’est pour cela que j’aime mieux refaire une 2 CV qu’une Méhari. Actuellement, j’en ai une en chantier dans mon garage. Mais elle a été repeinte deux ou trois fois. On ne sait jamais quel type de peinture a été utilisé et si, avec le temps, cela va faire des réactions, si cela va travailler. Sinon, j’aime bien aussi l’Ami 6, surtout avec la finition Club et ses quatre phares. C’est vraiment une voiture confortable avec laquelle on peut faire de la route dans un véritable confort. Elle est différente de la 2 CV et est moins courante. L’Ami 8 aussi est très intéressante. Comme l’Ami 6, c’est une voiture faite pour les longues distances et où l’on sent que le confort a été volontairement privilégié. »

● Quel est votre modèle préféré ?
– « J’ai deux modèles préférés, la 2 CV de ma jeunesse, une 2 CV AZLP Gris Clair AC 132 de 1959 à roues de 380, et ma 2 CV 6 Vert Bambou de 1979 à phares rectangulaires qui n’a que 50 000 km. La 2 CV de 1959, c’est ma première voiture, et je l’ai toujours aujourd’hui ! Elle est très intéressante. Elle fait partie de celles qui ont été équipées d’origine par Citroën, à titre d’essai, de demi-arbres de transmission à joint homocinétiques. Il s’agissait alors de tester ceux qui seront montés sur la future Ami 6 lancée en avril 1961. A l’époque, je l’avais un peu modifiée pour la moderniser. Je l’avais équipée par exemple d’un moteur de 18 ch et de sa boîte de vitesse. J’avais aussi monté des essuie-glaces électriques. Mais j’avais précieusement gardé toutes les pièces d’origine. J’ai donc tout ce qu’il faut pour la remettre conforme le jour où je la restaurerai. D’ailleurs, j’en ai une autre du même modèle que j’ai mise de côté pour pièces en prévision. Je possède aussi une authentique Citroën 5 HP Trèfle. Elle est de 1925. C’est une des dernières avec les ailes rondes. Je l’ai achetée il y a plus de 40 ans au concessionnaire de Neufchâteau. Je l’ai entièrement refaite, y compris l’armature en frêne avec l’aide d’un ami menuisier-ébéniste. »

● Quel est votre meilleur souvenir de petite Citroën ?
– « Quand nous étions enfants, avec ma sœur et mon frère, nos parents nous emmenaient souvent le dimanche nous promener avec l’Ami 6 de mon père. Nous partions sur les petites routes des Vosges. Nous faisions environ 40 à 80 kilomètres. C’était toujours l’occasion de découvrir des paysages et des petits coins de campagne charmants où le temps semblait s’être arrêté. J’ai toujours continué à me promener de cette façon et à aimer découvrir la campagne. Je prends des routes et des chemins que je ne connais pas. Mon plaisir est en quelque sorte de me perdre… Je découvre des lieux uniques, je traverse des bois. Parfois la petite route que j’emprunte devient un chemin qui, après plusieurs kilomètres, n’aboutit finalement nulle part. Il peut par exemple se terminer à l’entrée d’un champ… Un jour, ainsi, je suis arrivé sur un pré au milieu duquel il y avait une vieille chapelle. Je voyais un chemin qui menait à la chapelle. Je l’ai donc rejoint en traversant une partie du pré. Je suis reparti par ce chemin et j’ai fini par atteindre une autre route. Je vois des choses que personne ne voit. Bien sûr, j’ai toujours le réflexe de donner un petit coup d’œil dans les granges et les hangars que je rencontre pour voir s’il n’y a pas une ou deux 2 CV qui traînent. Un jour, comme çà, j’ai découvert et acheté un banc de scie circulaire artisanal qui était entraîné par un moteur de Citroën 5 HP avec son radiateur d’origine. »

Garage Eurorepar Francis Pierrot
2, rue des près
88140 Vrécourt
Tél. : 03 29 07 32 07
Mail : garage.fpierrot@gmail.com

 

LES PARE-CHOCS DE LA 2 CV, PREMIERE PARTIE 1949-1963

2CV-MCC | 24 mai 2022

Au cours des 41 années de production de la 2 CV de 1949 à 1990, il est d’usage de considérer deux générations de pare-chocs que l’on désigne couramment « les petits pare-chocs » et « les gros pare-chocs ». Le passage de l’une à l’autre se fait au mois de février 1963 avec l’apparition du nouveau moteur de 425 cm3 délivrant 18 chevaux réels. Nous vous proposons ici de passer en revue la première génération.

En juillet 1949, lorsque la production de la 2 CV débute à l’usine du quai Michelet à Levallois, les voitures qui sorte des chaînes sont conformes dans leur présentation, à quelques petits détails près, aux trois voitures présentées quelque temps plus tôt au Salon de Paris au mois d’octobre 1948. Elles reçoivent ainsi à l’avant un pare-chocs constitué d’un élément horizontal principal en tôle emboutie désigné lame. En son centre, soudé verticalement par l’arrière, celui-ci comporte une platine destinée à recevoir la gâche de fermeture de capot et permettant de rigidifier l’ensemble. La lame reçoit deux butoirs, en tôle emboutie eux aussi, fixés chacun par deux vis. Entre ces butoirs, l’on trouve, fixée à avant par quatre vis et écrous, la plaque d’immatriculation. Sur l’arête horizontale de la lame, entre les deux extrémités de cette dernière et chacun des butoirs, est fixé un petit jonc enjoliveur en aluminium massif poli de 1,5 cm de large. Il n’existe qu’un seul modèle de ce jonc qui, symétrique, se monte indifféremment à droite et à gauche. Enfin, ce pare-chocs est lui-même fixé à l’avant de la plateforme par quatre vis prenant, dans la face intérieure des équerres de fixation d’ailes avant pour celles du haut et dans le longeron de plateforme pour celles du bas. Les pattes de fixation de ce pare-chocs avant sont alors entièrement lisses.

A l’arrière, le pare-chocs est constitué d’une lame emboutie en U de 4 cm d’épaisseur avec des extrémités courbes pour épouser la forme des ailes arrière. Entièrement lisse, le pare-chocs arrière comporte en son centre une plaque rivetée portant le nom de Citroën avec sa typographie stylisée officielle. Cette plaque est fixée aussi par ailleurs sur les pare-chocs arrière des Traction depuis novembre 1946. Là, il n’y a aucun jonc. La fixation par deux écrous est faite directement sur la carrosserie en bas de la face arrière. Deux pattes en tôle pliée avec filetage sont soudées à l’intérieur de la lame du pare-chocs.

Des pare-chocs assortis à la carrosserie
La couleur de ces pare-chocs montés sur les 2 CV A et les 2 CV AZ est alors assortie à celle de la carrosserie. Ils sont ainsi d’abord peints en Gris Métallisé AC 109 de juillet 1949 à septembre 1952, puis en Gris Uni Foncé AC 118 de septembre 1952 à juillet 1954 1 et enfin en Gris Clair AC 132 à partir de juillet 1954.

Pour les camionnettes, 2 CV AU et 2 CV AZU, le pare-chocs avant adopte strictement la même configuration que le pare-chocs avant des berlines 2 CV A et 2 CV AZ décrite ci-dessus. Quant à leur pare-chocs arrière, elles n’en reçoivent pas puisque les deux supports de poulain tubulaires en font office.

Une couleur et des joncs spécifiques
Au mois de novembre 1956, Citroën lance la 2 CV AZL, version luxe de la 2 CV AZ. Avec elle apparaît une nouvelle couleur d’harmonie pour les accessoires désignée Gris Acier AC 121. Elle est plus claire que le Gris Clair AC 132 de la carrosserie qui est conservé. Cette teinte est appliquée à l’intérieur aux armatures de banquette, au volant et à son tube fixe, mais aussi à l’extérieur aux roues et aux pare-chocs. Cependant, attention, les 2 CV A, les 2 CV AZ et les 2 CV AZU conservent leurs pare-chocs assortis à la couleur de la carrosserie, soit Gris Clair AC 132. Mais les modifications des pare-chocs avant et arrière de la 2 CV AZL ne s’arrêtent pas qu’à leur nouvelle couleur. En effet, cette 2 CV dont la finition est plus luxueuse comprend aussi des joncs de pare-chocs spécifiques qui sont du même type que ceux que l’on trouve aussi sur ses bas de caisse et sur la nervure centrale de son capot. Larges de presque 2,5 cm, ceux-ci sont creux et donc particulièrement sensibles aux chocs… Comme les joncs montés sur le pare-chocs avant depuis 1949, ces nouveaux joncs, avant et arrière, sont parfaitement symétriques, droits et gauches.

Lorsque la nouvelle 2 CV AZLP sort à son tour au mois de septembre 1957, elle est la première 2 CV équipée en série d’une porte de malle. Réalisée sur la base de la 2 CV AZL, elle en reprend la finition et, à ce titre les mêmes joncs de pare-chocs spécifiques. Cependant, ces joncs en aluminium, creux et donc fragiles, souffrent tout particulièrement dans la circulation urbaine lors des manœuvres de stationnement. Ils sont pour cela remplacés dès le mois de mai 1958 par de nouveaux joncs, symétriques eux aussi, plus résistants aux petits chocs de contact. Ils se composent d’une partie en aluminium formant platine dans laquelle est insérée une âme de caoutchouc gris clair de profil bombé constituant l’élément de protection proprement dit.

Les autres 2 CV, soit la 2 CV A, la 2 CV AZ et la 2 CV AZU conservent pour leur part les petits joncs de pare-chocs avant en aluminium plein et, pour la 2 CV A et la 2 CV AZ, un pare-chocs arrière nu recevant uniquement la petite plaque Citroën.

Du Gris Acier au Gris Rosé
Au mois de septembre 1959, une nouvelle couleur de carrosserie vient s’ajouter au Gris Clair AC 132. Désignée Bleu Glacier AC 606, celle-ci s’accorde plutôt bien elle aussi au Gris Acier AC 121, légèrement bleuté, appliqué aux pare-chocs, mais aussi aux roues, aux armatures de banquettes ainsi qu’à divers accessoires intérieurs. Moins d’un an plus tard, en juillet 1960, les pattes de fixation du pare-chocs avant qui étaient jusqu’à présent entièrement lisses reçoivent maintenant une nervure emboutie horizontale afin d’en augmenter la rigidité.

A partir du mois de septembre 1960, Citroën enrichit le nuancier de la 2 CV et adopte une troisième teinte de carrosserie pour les 2 CV Berline avec l’apparition du Vert Embrun AC 511. Cependant, le Gris Acier AC 121, avec sa nuance légèrement bleutée s’accorde plutôt assez mal avec ce vert. Citroën le remplace alors par le fameux Gris Rosé AC 136 plus « passe-partout » et qui se marie tout aussi bien avec la nouvelle teinte qu’avec le Bleu Glacier AC 606 et le Gris Clair AC 132 2.

Le pare-chocs avant à butoirs écartés
Trois mois plus tard, en décembre 1960, lorsque les 2 CV Berlines adoptent le nouveau capot à cinq nervures, le pare-chocs avant est modifié. En effet, jusqu’alors, les butoirs qui encadrent la plaque d’immatriculation étaient positionnés contre cette dernière. Mais, comme la plaque d’immatriculation avant se trouve désormais plus en arrière, sur le capot et sous la calandre, les butoirs sont déplacés et leur écart est ainsi augmenté de quatre centimètres pour faciliter la lisibilité de l’immatriculation avant. Aussi, si les joncs latéraux ne changent pas de présentation, ils sont raccourcis en conséquence et leur longueur passe de 34,5 cm à 32,5 cm. Enfin, en lieu et place de la plaque d’immatriculation l’on trouve maintenant un jonc central identique aux joncs latéraux et dont la longueur est de 46 cm. Ici, la gâche de capot fixée au pare-chocs est supprimée 3. Elle est remplacée par un dispositif de verrouillage articulé fixé sur la face avant de la traverse support moteur de la plateforme. Le pare-chocs arrière reste, lui, sans modifications jusqu’à sa disparition au mois de février 1963.

Sur la 2 CV AZU, le capot à petites nervures est monté pour quelques mois encore. Cependant, elle adopte elle aussi le nouveau pare-chocs à butoirs écartés, mais il est toujours équipé de la plaque d’immatriculation. Il existe désormais entre cette dernière et chaque butoir un écart de l’ordre de deux centimètres. Les petits joncs en aluminium plein sont, sans modification, toujours montés eux aussi. Ceux-ci sont conservés jusqu’à ce que la 2 CV AZU adopte à son tour le nouveau capot à cinq nervures au mois de juillet 1961. Ils sont alors remplacés par les trois joncs en aluminium et caoutchouc qui équipent les 2 CV Berline depuis le mois de décembre 1960. Simultanément, la 2 CV AZU voit à son tour son nuancier évoluer avec l’apparition du Bleu Névé AC 609 en juillet 1961, du Vert Cactée AC 513 en août 1961 puis du Jaune Pastis AC 310 en septembre 1961. Malgré ces nouvelles teintes, la 2 CV AZU conserve le principe du pare-chocs peint de la même couleur que la carrosserie mis en place en 1949. L’on trouve donc maintenant des pare-chocs Bleu Névé AC 609, Vert Cactée AC 513 et Jaune Pastis AC 310.

Des pièces très souvent remplacées…
Véritables pièces d’usure du fait de leur fragilité, il est rare que les pare-chocs des 2 CV n’aient pas été remplacés au moins une fois au cours de leur existence. Il est ainsi peu courant de trouver aujourd’hui des 2 CV antérieures au mois de février 1963 qui ont des pare-chocs de la bonne teinte, surtout lorsque celle-ci doit être celle de la carrosserie. Pour ces pare-chocs que le service des pièces détachées de Citroën leur fournissait en apprêt, il était en effet plus simple pour les garagistes et les carrossiers de n’utiliser qu’une seule couleur, le Gris Acier AC 121 puis le Gris Rosé AC 136, surtout lorsqu’elle était utilisée pour de nombreux autres accessoires de la voiture. Repeindre un pare-chocs de la même teinte que la carrosserie, c’était aussi prendre le risque de ne pas reproduire exactement la nuance d’origine, à moins d’y passer du temps à faire des essais…

1. A ne pas confondre avec le Gris Etna AC 118 qui apparaîtra au mois de septembre 1965 et qui comporte le même code couleur.
   
2. Il en sera de même avec les teintes à venir telles que le Jaune Panama en décembre 1960, le Rouge Pavot AC 410 en septembre 1961, puis le Beige Antillais AC 309 et le Bleu Monte-Carlo AC 605 en septembre 1962. C’est d’ailleurs à cette même date que, de simple couleur d’harmonie d’accessoire, le Gris Rosé AC 136 devient aussi une teinte du nuancier… L’on voit alors à nouveau sortir des 2 CV où les roues, les pare-chocs et les accessoires intérieurs sont assortis à la carrosserie.
   
3. Mais pas la platine de fixation qui assure aussi une certaine rigidité à la lame du pare-chocs.

 

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