Une Mehari Monster made in Argentine
2CV-MCC | 15 décembre 2016Une très belle réalisation d’un Argentin, transformé sa Mehari en Mehari-Monster.

Une très belle réalisation d’un Argentin, transformé sa Mehari en Mehari-Monster.

Né en 1966, Emmanuel Torres a grandi dans un environnement bercé par les automobiles. Son père, Jean, après avoir été agriculteur, a en effet été mécanicien pendant 31 ans chez Citreoën à Villefranche-de-Rouergue.
Emmanuel se souvient qu’il y avait toujours une voiture à bricoler à la maison. Son père était à la fois passionné de mécanique et inconditionnel de la marque aux deux chevrons. En 1978, à l’âge de 12 ans, il lui donne ses premières leçons de conduite au volant de son Ami 6 Break. Le chemin de 800 mètres qui relie leur maison à la route départementale est idéal pour cela. Emmanuel commence alors à cultiver lui aussi une véritable passion et pour la mécanique et pour le constructeur de Javel.
Il commence son apprentissage de mécanicien à l’âge de 14 ans chez Lizouret, le concessionnaire Citroën de Villefranche-de-Rouergue où travaille son père. Trois ans après, il obtient son CAP haut la main. En 1987, il fait son service militaire à Castelsarrasin où il est affecté à l’entretien mécanique de la 31e compagnie du Génie. Celle-ci possède tout le matériel nécessaire pour construire et entretenir des routes. Il en profite pour passer son permis poids lourds et, à sa libération, se voit remettre un certificat d’aptitude de mécanicien militaire !
Emmanuel reprend alors sa place à la concession Lizouret avec, cette fois, le statut d’employé. En 1992, la XM étant sortie, il suit un stage de six semaines au centre régional de formation Citroën de Toulouse et devient l’un des premiers à obtenir la certification de Technicien Expert délivrée par le constructeur. Outre les Citroën récentes, il travaille beaucoup sur les 2 CV, Dyane, Ami 6, Ami 8 et Méhari. Il effectue sur ces dernières de nombreux remplacements de plateformes et les connaît ainsi sur le bout des doigts.
En 2003, il quitte le garage Lizoutret mais reste à Villefranche-de-Rouergue. Il est embauché par l’un de ses amis qui s’installe à son compte en ouvrant un garage toutes marques. Il se charge alors de mettre en place et de gérer un Point Relais 2CV-MCC. Cinq ans plus tard, Emmanuel décide de voler de ses propres ailes. En octobre 2008, le mois même où la 2 CV célèbre ses 60 ans, il ouvre le Garage TSA à Villeneuve-d’Aveyron. Au début, il est un indépendant toutes marques, mais il conserve l’activité Point Relais 2CV-MCC dont il était à l’origine et qui reposait entièrement sur lui. Un an plus tard, il rejoint le réseau Eurorépar de PSA pour en devenir agent. Il reste bien sûr en contact avec la concession Citroën de Villefranche-de-Rouergue avec qui il entretient toujours d’excellentes relations. Pour lui, c’est un plaisir que de travailler sur les 2 CV. L’atelier du garage TSA fait aujourd’hui 225 m2 auquel sont accolés un hangar d’une surface identique et un local de 150 m2 où sont rangées quelques Petites Citroën en réserve et tout un stock de pièces d’occasion. Il y a en plus un magasin entièrement dédié au stock des pièces neuves 2CV-MCC pour une valeur total d’un peu plus de 3 000 euros. On y trouve aussi bien toutes les pièces de consommation courante pour l’entretien régulier que, par exemple, une structure tubulaire complète de Méhari ! Aujourd’hui, le Garage TSA passe entre une et trois commandes de pièces à Cassis chaque semaine.
Aujourd’hui, tel le cordonnier qui est toujours le plus mal chaussé, Chantal et Emmanuel ne roulent plus en Petite Citroën depuis quelques années… Mais cela ne devrait plus durer !

Trois questions à Emmanuel Torres :
Interview expresse
– Depuis combien de temps êtes-vous dans la 2 CV ?
– « Ma passion pour la 2 CV remonte à l’enfance. Je considère que c’est une voiture qui a accompagné ma vie. En fait, comme elle a toujours fait partie de mon environnement, je n’en ai pas possédé beaucoup. Je n’ai paradoxalement acheté ma première 2 CV, une 2 CV 6 Club Beige Colorado de 1986, qu’en 1990. Je l’ai gardée cinq ans. Elle était véritablement superbe et possédait encore sa sellerie d’origine en tissu à grosses rayures. Elle me servait tout à la fois pour aller travailler et pour tous mes loisirs. A cette époque, j’avais aussi un Espace, mais je ne l’utilisais pratiquement pas… Je lui préférais largement la 2 CV ! J’ai malheureusement dû la revendre. Elle affichait 80 000 km, et était toujours comme neuve ! J’ai ensuite acheté une Méhari Beige Kalahari de 1977 à l’état d’épave que j’ai entièrement refaite en bleu et blanc façon Azur. Mais là encore, je m’en suis séparé. »
– Quel est votre modèle préféré ?
– « Mon modèle préféré est sans aucun doute la Méhari Azur. C’est vraiment une Méhari spéciale qui a une personnalité très particulière par rapport aux autres. Elle est la seule à offrir en série cette combinaison de couleurs deux tons spécifiques. Elle lui va parfaitement bien et lui donne un côté encore plus sympa. C’est la plus fun des Méhari ! Sinon, en matière de 2 CV, la 2 CV 6 Charleston Gris Nocturne et Gris Cormoran me plaît par dessus tout. C’est la plus élégante. Je trouve que cette sobriété des gris renforce encore plus son côté rétro. Mais, aujourd’hui, j’aimerai bien me refaire une Méhari Azur. C’est une voiture qui me manque vraiment ! »
– « Des meilleurs souvenirs, j’en ai plein la tête ! C’est difficile de ne vous en citer qu’un. Mais je crois que les balades que je faisais avec ma Méhari resteront pour moi à jamais inoubliables. Rouler en été dans le seul but de se promener, cheveux au vent, entièrement décapoté avec seulement le pare-brise et le son légendaire du moteur bicylindre, c’était vraiment une sensation unique. Et puis la campagne aveyronnaise déserte dans les environs de Villefranche-de-Rouergue est un décor idéal pour çà. J’aimais me retrouver en quelques minutes au milieu de nulle part avec la nature pour moi tout seul. Ce sont en fait ces escapades qui me donnent aujourd’hui envie de me refaire une Méhari. Mais, avant, il faut que je finisse une 2 CV Charleston Jaune Hélios et Noir pour mon épouse ! »
Après une période estivale particulièrement chargée, d’importants travaux ont été menés au sein du Méhari Club Cassis afin d’accueillir de nouveaux ateliers.
Ces travaux ont tout d’abord concerné l’aménagement des ateliers de montage spécifiques à notre Méhari électrique Eden en vue de sa mise en production et de sa commercialisation prochaine.
Comme vous pourrez le lire par ailleurs, l’avancement de ce projet est des plus prometteurs. Mais nos travaux ont aussi concerné la création d’autres ateliers qui vont nous permettre de réaliser directement depuis Cassis la rénovation des moteurs. En internalisant cette activité, nous souhaitons en effet mieux maîtriser la qualité et le suivi de cette prestation afin d’offrir un service encore amélioré et plus réactif.
C’est donc ainsi que nous avons accueilli le 16 octobre dernier près de 45 tonnes d’équipements dont une quinzaine de machines-outils en provenance de Saint-Etienne. Parmi ces machines historiques, des rectifieuses de sièges de soupapes, des microbilleuses et des tours spécifiques, qui ont été installées après avoir été entièrement nettoyées, révisées et réglées. Il faut aussi noter que nos équipes ont passé de nombreuses semaines en formation depuis le début d’année 2016 afin d’acquérir l’ensemble des compétences nécessaires à ces nouvelles activités.
Près de 6 semaines après l’arrivée de ces machines, la phase d’installation, de branchement, de nettoyage et de réglages se termine. Nous allons donc être totalement opérationnels dans les tous prochains jours.

Notre programme Méhari électrique poursuit sa progression selon un plan de développement très précis. Actuellement, deux nouveaux exemplaires viennent de sortir de nos ateliers.
Jusqu’à présent nous ne disposions que de deux exemplaires d’Eden. Le premier, le plus connu, avec sa livrée blanche avec bandes rouges et bleues, nous a essentiellement servi au lancement d’Eden. C’est lui que nous avions par exemple exposé en début d’année à Paris sur notre stand au salon Rétromobile ou lors de la Rencontre Nationale des 2 CV Clubs de France à Sévérac-Le-Château. Parfaitement fonctionnel, celui-ci a évidemment effectué des essais de roulage, mais il reste avant tout destiné aux présentations. Il est en quelque sorte notre véhicule référent. Le second, de couleur verte, est moins connu, moins « médiatique », mais il nous a permis de procéder à de nombreux et longs essais. Avec lui, nous avons ainsi pu procéder à une première série de validations techniques mais aussi décider de certaines évolutions destinées à faciliter la conduite et l’entretien des futures Eden notamment au niveau de la boîte de vitesses. Il totalise d’ailleurs déjà plus de 4 000 kilomètres effectués dans toutes les conditions possibles !
Les prototypes n° 3 et n° 4 nous permettent eux d’éprouver nos processus de montage. Ainsi, étape par étape, nous en validons le cahier des charges, mais nous le modifions aussi lorsque cela se révèle nécessaire. Chaque fois que cela est techniquement possible, celui-ci est en effet simplifié ou rationalisé. Il est en effet important de former dès maintenant nos opérateurs à l’assemblage de la partie électrique et des éléments spécifiques d’Eden. La carrosserie, la transmission, les essieux, la suspension et la plate-forme étant ceux qui équipent déjà en série la Méhari, ils n’ont quant à eux plus aucun secret pour nos équipes. La commercialisation d’Eden approche puisque son lancement officiel aura lieu au cours du premier trimestre 2017 alors qu’un certain nombre d’annonces auront lieu dans le cadre du salon Rétromobile 2017 du 8 au 12 février prochains. Nous aurons largement l’occasion de vous en reparler d’ici là !

La neige tombe dans les Alpes ! Les 2CV déneigeuses sont en service sur les routes !
Merci à Jean-Claude PIERRE


Depuis les origines, la compétition a toujours été un formidable banc d’essai pour les constructeurs afin d’améliorer la fiabilité des composants et la technologie des automobiles. C’est aussi le cas pour le 2CV Méhari Club de Cassis.
La 32e édition des fameuses 24 Heures 2 CV de Spa-Francorchamps a eu lieu les samedi 15 et dimanche 16 octobre derniers. Encore une fois, le célèbre circuit des Ardennes belges a vu s’affronter des équipages deuchistes venus de toute l’Europe. On trouvait parmi eux l’écurie française Team Seventeen-MCC que nous soutenons officiellement et qui était venue avec quelques ambitions ! Ayant terminé successivement troisième à Dijon puis vainqueur à Anglesey, elle visait une bonne performance à Spa pour sa deuxième participation seulement.
Après une séance d’essais qualificatifs terminée à la 9ème place, le début de la course s’est parfaitement déroulé puisque la voiture 17 du Team Seventeen-MCC était classée à la 7ème place à la tombée de la nuit après plus de 5 heures de course.
Malheureusement à 20h20, notre voiture a été victime d’un accrochage avec un autre concurrent dans le virage de Blanchimont, le plus rapide du circuit avant de sortir en tête à queue dans l’herbe à près de 140km/h ! Après plus d’une heure de réparation et le changement entre autres d’un train avant droit, notre Speedeuch reprenait la piste vers 21h30 à la 37ème place. S’en est suivie une folle remontée puisque l’équipe Seventeen-MCC basculait à 09h00 du matin à la 19ème place pour conclure par une magnifique 10ème place finale sur la ligne d’arrivée. Un superbe résultat donc malgré les circonstances de course et finalement beaucoup plus de joie que de regrets.
L’implication du 2CV-MCC dans cette discipline, et dans cette épreuve-phare en particulier, est la concrétisation de notre volonté de soumettre certaines de nos pièces détachées à des contraintes d’utilisation extrême. Notre but est aussi de développer une gamme de pièces répondant à un usage intensif. Les éléments spécialement développés depuis quelques années et utilisés en 2 CV Racing Cup sont notre allumage électronique Racing (réf 1540002), notre bobine sèche spéciale pour allumage électronique (réf 1540030), ainsi que nos nouvelles pièces en silicone qui seront commercialisées courant 2017 telles que nos soufflets de cardans (réf 1560520) ou notre manchon double corps Racing (réf 1011731 en Méhari et réf 3011731 en 2CV).
Cette gamme, désignée Racing, est avant tout destinée à ceux qui font de la compétition, mais elle est aussi un gage de haute qualité dans le cadre d’un usage quotidien pour les propriétaires de Petites Citroën les plus exigeants.

Ce matin un véhicule assez atypique venue d’Angleterre était présent au 2CV Méhari Club Cassis. Sur la base d’une Humber, le propriétaire, lui a greffé un moteur et une boite de 2CV.
>> Voir plus de photos

La 3ème édition de la Méharée en Provence se déroulait cette année sur deux jours, les 8 et 9 octobre « autour de Martigues ». 26 Méhari étaient inscrites, certaines venant de loin, et même très loin, le Centre-Val de Loire, la région parisienne, la Haute-Savoie et même la Suisse étaient représentées, les Drômoises faisant presque figure de voisines.
Le samedi matin, l’accueil des équipages s’est fait avec la remise des sacs, de la plaque rallye et du road-book autour d’un café accompagné de viennoiseries sur le parking faisant face aux campings à la Couronne. Dès 10h00, la caravane s’est mise en route pour la traversée de Martigues pendant laquelle nous avons pu constater que le capital sympathie de la Méhari était toujours intact.
Petite halte sur les hauteurs, à Notre-Dame des Marins d’où la vue sur la ville et l’étang est magnifique. Remise en route pour longer les étangs jusqu’à la plage de la Romaniquette à Istres, très gentiment mise à notre disposition par la municipalité, pour le pique-nique sorti du coffre. Soleil superbe, chaleur, décor de carte postale. Nouveau départ pour Cornillon-Confoux et le parc des bories, traversée du village, avec là aussi un point de vue imprenable sur la vallée. Puis direction le domaine viticole de Château Virant où M. Cheylan nous attendait pour une visite du chai et du moulin à huile, suivie d’une dégustation.
La nature ayant horreur du vide, les bouteilles pleines ont remplacé celles ayant servi au pique-nique. Retour vers le camping, le tirage de la tombola généreusement dotée par le 2CV Méhari Club de Cassis, se déroulant au moment de l’apéritif dans la salle du restaurant « San Marco » du camping Marius.
Dimanche matin, café, viennoiseries, et départ vers L’Estaque, quartier typique de Marseille, très prisé des peintres comme Cézanne, Braque, Renoir. Les Compagnons du Saga nous ont reçu dans leur antre où était exposé ce sous-marin jaune, utilisé par le commandant Cousteau puis par la Comex. Aucun détail ne manquait à la présentation orchestrée par M. Bouhris et ses amis. La visite de l’intérieur exigu du submersible fut très impressionnante, les questions fusaient. L’heure du déjeuner approchant, le groupe de Méharistes est reparti la Couronne, pour un arrêt pique-nique sur la ridelle au bord de la Grande Bleue, sous un chaud soleil.
Une petite séance de photos devant l’entrée du célèbre « Camping Paradis » et à 16H, dernier rassemblement au camping pour un au revoir et une prise de rendez-vous pour la 4ème Méharée, pour laquelle, le nombre de Méhari devrait encore être revu à la hausse.
Merci au 2CV Méhari Club de Cassis, à la municipalité d’Istres, à Château Virant, à Marco et aux Compagnons du Saga.

Pour Bruno Simoes, la marque aux chevrons et les Petites Citroën font partie de son quotidien depuis sa plus tendre enfance, et il n’y a aucune raison pour que cela change.
C’est avec une fierté non dissimulée que Bruno Simoes se décrit lui-même comme étant fils de garagiste et petit-fils de pompiste. Son grand-père maternel s’était en effet installé comme pompiste à Fontenay-sous-Bois dès les années Trente. A cette époque, cette ville était encore dans le département de la Seine, et ce métier consistait alors à pomper l’essence à la main pour remplir les réservoirs. Il fallait aussi faire les niveaux d’huile et d’eau, vérifier la pression des pneumatiques, assurer le fameux « petit coup sur le pare-brise » et, parfois, procéder à l’indispensable graissage.
Le père de Bruno, Paul Simoes, commence lui en tant que dépanneur et s’installe au fond d’une cour, avenue Beaurepaire, à Saint-Maur-des-Fossés. Son premier outil de travail est alors une brave Peugeot 403. En 1963, son affaire se développant, il devient garagiste et se spécialise dans la réparation des Citroën. Les Traction, les Type H, les 2 CV, les DS ou les Ami 6 qui viennent de sortir, sont son lot quotidien. Il répare aussi de temps en temps quelques poids lourds. Cependant, tout cela l’amène à devenir agent Citroën en octobre 1979. Pour s’agrandir, il déménage à quelques centaines de mètres et s’installe au début de l’avenue Raspail située dans le prolongement de l’avenue Beaurepaire.
Né en 1971, Bruno grandit évidemment dans le garage familial et met la main à la pâte dès son plus jeune âge. A 12 ans, il sait conduire et déplace les voitures. Il participe aussi au découpage des 2 CV en fin de vie qui doivent partir à la casse… L’atelier est son terrain de jeu favori. Il y rejoint son père après l’école, mais aussi pendant les week-ends et les vacances ! Il développe ainsi une véritable passion pour la mécanique. En 1985, alors qu’il commence un stage à la concession Citroën Paris-Est de Vincennes, on lui confie comme première opération le remplacement d’un embrayage
sur une LNA. A la grande surprise du chef d’atelier et des autres mécaniciens, il en vient à bout en seulement trois quarts d’heure !
En 1987, il commence un CAP de mécanicien automobile et obtient son diplôme deux ans plus tard. Après avoir fait son service militaire comme mécanicien responsable de site à Vincennes, Bruno intègre l’entreprise familiale en tant que salarié en 1990 et seconde dès lors son père. Lorsque celui-ci disparaît neuf ans plus tard, il lui succède et reprend le flambeau.
Dès le milieu des années quatre-vingt-dix, ne trouvant plus de pièces neuves pour réparer les Petites Citroën de ses clients, le garage Beaurepaire se tourne naturellement vers le 2CV-MCC pour s’approvisionner. Les commandes étant de plus en plus fréquentes, celui-ci devient alors logiquement membre du réseau Point Relais jusuq’à aujourd’hui.
Le garage Beaurepaire compte sept employés et totalise 1 100 m2 de terrain dont 250 pour l’atelier et 30 pour les bureaux. Dès que ce sera possible, notre ami envisage de construire un étage pour installer les bureaux afin de dégager de la place pour créer un nouveau hall d’exposition.
Trois questions à Bruno Simoes :
Interview expresse
– Depuis combien de temps êtes-vous dans la 2 CV ?
– « La 2 CV fait partie de mon univers depuis que j’ai ouvert les yeux. J’en ai toujours vu autour de moi et j’espère bien que cela va continuer encore longtemps ! Non seulement cela représente une partie de mon activité professionnelle quotidienne, mais c’est aussi une véritable passion. Je suis d’ailleurs impliqué dans l’équipe des Conceptos, une bande de joyeux compères emmenée par Gabriel “Deuchgab” Fresnois et Jean-François “Jehef” Gartin qui, tous les ans, imagine et construit un engin le plus original possible constitué uniquement de pièces de Petites Citroën. D’ailleurs, certaines réalisations comme Tubix ont été construites ici au garage Beaurepaire. Notre but, avec ces engins parfois improbables, est avant tout de nous amuser en les construisant, mais aussi d’amuser les autres lorsqu’ils sont finis et de partager ainsi notre passion. »
– Quel est votre modèle préféré ?
– « J’avoue que j’ai un petit faible pour la 2 CV cabriolet Azelle que je me suis construite. C’est tout d’abord une voiture qui m’a toujours fait envie car elle offre des lignes très esthétiques et très équilibrées. Ensuite, c’est un projet qui m’a demandé pas moins de 11 ans pour en venir à bout. Donc, oui, c’est une voiture qui compte beaucoup pour moi. Sinon, je suis aussi très attaché à ma 2 CV 6 Charleston rouge et noir de 1984. Entièrement d’origine et parfaitement conservée, celle-ci totalise aujourd’hui 69 000 kilomètres. Stationnée devant le garage avec une pie géante sur le toit, elle en est aujourd’hui devenue l’enseigne ! »
– Quel est votre meilleur souvenir en Petite Citroën ?
– « Je n’étais pas du tout impliqué dans le mouvement deuchiste, par manque de temps, et je ne participais à aucune manifestation. Au cours de l’été 2011, par simple curiosité, je me suis pourtant rendu à la Rencontre Mondiale des Amis de La 2 CV qui se tenait alors à Salbris. Là, j’ai eu un véritable choc ! Je n’avais aucune idée de ce que pouvait être ce genre d’événement rassemblant des passionnés venus de toute la France mais aussi du monde entier. Je ne suis pas près d’oublier cette ambiance si particulière faite de convivialité et de solidarité entre Deuchsites ! En tant que mécanicien, j’avais particulièrement apprécié toutes les animations autour des démontages-remontages 2 CV. C’est d’ailleurs là que j’ai rencontré toute la bande des Conceptos et que je suis en quelque sorte tombé dedans comme Obélix… »